La bataille de Timimoun - Novembre 1957

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La bataille de Timimoun - Novembre 1957

Message  TONKINOIS le Dim 13 Nov - 20:24

1957 - 17 Octobre : Un groupe de méharistes « travaillé » depuis plusieurs mois par des fellaghas du F.L.N-A.L.N de la région sud et stationné entre Timimoun et El-Goléa, au lieu dit Hassi Sakka désertent des rangs de l’Armée française après avoir éliminé les huit officiers et sous-officiers français qui les commandaient.

1957 - 7 Novembre : les méharistes intégrés dans l’A.L.N réapparaissent soudainement et portent une attaque foudroyante contre le convoi d’une société pétrolière entre Timimoun et El-Goléa
Les 5 légionnaires chargés de la protection de la base pétrolière surpris sont faits prisonniers. 7 ingénieurs de la société pétrolière et tous les ouvriers civils du camp sont eux aussi faits prisonniers. Les armes des militaires sont récupérées, du matériel et des approvisionnements sont saisis, les véhicules incendiés.
Panique dans les milieux pétroliers et dans la presse : Paris-Match rapporte : « Sahara : l'attaque de la colonne pétrole » - l’Echo d’Alger avertit : les Compagnies de recherches pétrolières demandent la protection de l’Armée.
Aussi, il fut décidé de porter un grand coup. Robert Lacoste décide d’une intervention spectaculaire, « pour éviter le pourrissement de la situation » et rechercher les Fellaghas.
On fait appel à l’un des plus prestigieux officier français, le lieutenant-colonel Bigeard et ses paras du 3e R.P.C.

Dans ses mémoires, le Général Bigeard se rappelle : « je reçus un message urgent du Général Salan : «Vous avez pleins pouvoirs ! Vous avez carte blanche ! Il faut créer le choc nécessaire et impératif suite à cette attaque des pétroliers. Trouver et éliminer les méharistes déserteurs par tous les moyens ! » ». On mit à la disposition du colonel Bigeard, commandant du 3e R.P.C., tous les moyens matériels et humains pour mener à bien sa mission. Le 3e R.P.C est aérotransporté à partir de Blida à Timimoun via Colomb-Béchar par une vingtaine de N 2501. Trois N-2501, trois JU-52 et une douzaine d'hélicoptères. Pas moins de 1570 parachutistes parfaitement entraînés et équipés, des unités de la Légion Étrangère, une multitude de véhicules de transport adaptés au milieu saharien.

Le 13 novembre, suivant les instructions du Général Salan,le Colonel Bigeard débarque à Timimoun , « un point de verdure dans ces immensités désertiques, très belle oasis… mais malheureusement ce n’est pas le moment d’apprécier ces sites magnifiques » note-t-il dans ses mémoires.

Le 14 novembre, Bigeard prend ses quartiers à Timimoun.

Le 15 novembre au soir : le Colonel Bigeard ayant reçu les moyens promis, commença le travail de recherche. « Comment trouver les rebelles déserteurs dans ces immensités désertiques hostiles, dans cet océan-mer de dunes, avec une chaleur insupportable, les tempêtes de sable, le manque d’eau ? » écrit-il dans ses mémoires.
Les unités de commandos, les avions et les hélicoptères quadrillent toutes la région autour de Timimoun. Le 3e R.P.C travaille en collaboration avec le général Katz et le1er R.E.P. sous les ordres du Colonel Jeanpierre dans la région de El-Goléa.

Le 20 novembre : Un travail de fourmi qui consiste en collecte de renseignements, leur vérification , leur recoupement permit l’arrestation de 90 personnes à Timimoun et la récupération de 32 armes.

Le 21 novembre : Enfin, le groupe des méharistes A.L.N est repéré à Hassi Rambou. Aussitôt, c’est le branle-bas de combat : toutes les forces sont dirigés sur ce point .Le centre de radio de Timimoun est chargé de recevoir et de transmettre à la minute près l’évolution de la situation aux « autorités supérieures » à Alger et à Paris.

1957 - 21 novembre : La Bataille de Timimoun, au Sahara, se solde par 45 rebelles tués, 6 prisonniers, et 12 morts parmis les soldats français

Source : http://encyclopedie-afn.org/

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